Isabelle MAAREK - Thierry FARCY
" À l'ombre des cités blanches "
Musée des Beaux-Arts et de la Dentelle Alençon, 2015

Thierry FARCY
Zoomelite catalog. Page 40

2011

Thierry FARCY
" L'œuvre de Nature "
Alençon, 2007

Thierry FARCY
" L'envers des corps "
Galerie Hélène LAMARQUE, 2007

BIOGRAPHIE

Thierry Farcy, plasticien, est né à Vire le 17 avril 1965.

Il vit et travaille actuellement à Caen.

De 1987 à 1992, il suit des cours du soir à l'École des Beaux-Arts de Caen en parallèle de ses études de médecine.

La médecine l'aide à comprendre le fonctionnement "mécanique et biologique" de l'être humain, tandis que son activité artistique lui apporte une dimension plus intuitive et plus approfondie de l'Homme.

De 1994 à 2002, Thierry Farcy commence sa première série de peintures, "portraits génériques" cherchant à mettre en évidence tout ce qu'il y a de commun entre les êtres humains. L'apparition d’un visage sur ces toiles évoque l’origine de la vie.

En 2001, il aborde la question du clonage humain, avec des installations composées de têtes en résines placées dans une situation de jeu, sans que l'on puisse y trouver une règle, à l'image des chercheurs qui tentent de mettre au point la technique du clonage sans même connaître la règle du vivant. Pendant ce temps, il élabore également quelques séries telles que: "Etats intermédiaire", "Mémoire de soi" et un polyptique de 19 toiles: "Emergence".

À partir de 2002, son travail prend un autre tournant, il réalise dès lors des sculptures de têtes humaines génériques faites en glace qui l'amènera par la suite à s’intéresser à la photographie. Thierry Farcy fait le choix de cette matière pour son côté éphémère à l'image de la vie, car l'eau constitue la majeure partie du vivant.

C'est aussi à partir de cette période qu'il commence à fabriquer des sculptures en ciment parfois disposées en installations. Ce nouveau matériau lui permet de réaliser des magmas en incorporant des têtes de ciment dans cette même matière. Avec un tailleur de pierre, ils découpent cette masse dans laquelle émergent les fossiles de ces têtes: "L'oeuvre de nature" 2002, "Intra muros" 2004 ,"Colonne" 2006 ...

En 2007, une rétrospective lui est consacrée au Musée des Beaux-Arts

d'Alençon ainsi que dans la ville ( voir catalogue de l’exposition ) et participe la même année à la nuit blanche à Paris. L’année suivante, il reprend le dessin (sans abandonner ses autres médiums) et commence une

longue série appelée "Anatomies improvisées". Il est question dans ces dessins de biologie imaginaire, allant de l’anatomie du microcosme à des dissections poétiques. On y voit des formes étranges, sans jamais pouvoir en discerner leur véritable nature.

Depuis de 2011 à 2014, il travaille à une série de dessins "Et moi...", composée de formes hybrides imaginées à partir de créatures disparues ou encore existantes, humaines ou animales... Dans un même temps, il développe son travail sculptural sous une autre approche, se rapportant à une archéologie fictive. 

En outre Thierry Farcy s’est également intéressé à la vidéo et en a réalisé quelques-unes: "Un voile pour le mariage de la vierge", 2006 ; "The state of painting", 2008 ; "La vie des fleurs", 2010.

Depuis 2015, il développe des installations "Cosmos", dans lesquelles il fait dialoguer par un jeu de lumière des dessins réalistes et des formes organiques ou archaiques .

Dans le même esprit, depuis 2017, il réalise une série de dessins "le jardin des souffles" où il joue entre la réalité, le microcosme, le macrocosme et où le monde minéral devient biologique et vivant ...

"Cosmos" et "Le jardin des souffles" seront présentés au site d'expérimentation artistique, Le Village pendant l'été 2018